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Reportage sur le Rallye de Paris edition 2008



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Alfa Roméo GT V6 240ch
Le V6 de la GTA, sans l’appellation
Écrit par Jeremie Lacasta   
09-01-2007
Image

 Le V6 des Alfa actuelles, c’est l’un des plus beaux du monde à regarder. 6 tubulures en aluminium brillant, disposées en V, 3 à gauche, trois à droite, et au centre le nom Alfa Roméo, écrit dans la plus belle police et en rouge. Œuvre d’art stylistique en lui-même, il pourrait être mis sous en verre. Mais ce moteur est fait pour tourner. On le retrouve sur quatre modèles, la 147 GTA, la 156 GTA,  la GT et la 159, en 3.2 V6. Les deux premiers développent 250ch, les derniers 240ch. 10ch de moins, car ils ne portent pas les trois lettres GTA. Dans la nouvelle gamme (159, Brera, GT), il n’existe pas encore de versions GTA, et donc de modèles aux gènes de sportive. Alors le plaisir de conduire et la sportivité sont ils préservés, ou ce V6 n’est il présent que pour faire le beau ?

Une 156 GTA, c’est du sport. Suspensions fermes, direction très précise, l’auto colle à la route, elle se conduit et se place à la perfection, là ou le regard porte. Facile à prendre en main, elle met rapidement en confiance, et n’est jamais traître. La GT, c’est le nouveau coupé de la marque, racé à l’avant, massif à l’arrière, son design séduira sous certains angles. A l’intérieur, ça sent bon le sport et l’Italie. Les sièges en cuir rouge adoptent un design sportif/ rétro englobant, de très belle facture,. Les comodos sont en alu, les compteurs ronds et creusés, et les inscriptions sont écrites en italien. Acqua, olio, benzina, ah les italiennes ! Planche de bord moussée, matériaux correctement ajustés, la marque a fait un grand pas coté finition, et même si elle n’égale pas les allemands par certains points « toc », elle offre de la gaîté et du baume au cœur. On à envie de prendre la route.

Direction les petites routes de province. Le moteur se fait silencieux en conduite souple. Grave, il gagne à être poussé dans les tours. Une fois la route dégagée, il s’exprime pleinement. Les montées en régime deviennent de plus en plus sonores et montent dans les aigus. Ceux qui seront séduit comme nous regretterons qu’il ne soit pas assez présent dans l’habitacle, mais on peut rouler vitres ouvertes !

Tenue de route. Et là, déception. L’auto est lourde, trop, les suspensions manquent de fermeté, du coup, l’auto balance et survire facilement. Et c’est bien là la différence avec une GTA. Car même si la GT ne fait pas défaut en conduite normale, si vous voulez vous amuser avec, passez votre chemin. Ici, c’est aseptisé, et axé sur le confort. Du coup, la sportivité disparaît. Sur nationales et 4 voies, elle demeure sympa, mais dès qu’on veut s’amuser sur routes sinueuses, elle ne suit pas. Dommage. Il faudra attendre une version GTA, allégée, avec des suspensions plus dures et une direction plus précise, en espérant qu’Alfa souhaite bien continuer la lignée des GTA, ce qui n’est pas prévu pour le moment, snif.

 

Conclusion. La GT en V6, c’est l’habit et le cœur à l’italienne, mais passé au Fast Food sur sa route de production. Du coup, elle restera parfaite tant que vous ne la titillerez pas. Trop de légèreté dans la direction et de lourdeur dans la caisse, font que le sigle V6 n’est plus gage de sportivité, et que pour cela seules les trois lettres GTA seront gage de sportivité, à la manière d’un label rouge.

On a aimé

- V6 Alfa

- Ligne

- habitacle 

On a moins aimé 

-Poids

- tenue de route

 


 
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