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Le V6 des Alfa actuelles, c’est l’un des plus beaux du monde
à regarder. 6 tubulures en aluminium brillant, disposées en V, 3 à gauche,
trois à droite, et au centre le nom Alfa Roméo, écrit dans la plus belle police
et en rouge. Œuvre d’art stylistique en lui-même, il pourrait être mis sous en
verre. Mais ce moteur est fait pour tourner. On le retrouve sur quatre modèles,
la 147 GTA, la 156 GTA, la GT et la 159, en 3.2 V6. Les
deux premiers développent 250ch, les derniers 240ch. 10ch de moins, car ils ne
portent pas les trois lettres GTA. Dans la nouvelle gamme (159, Brera, GT), il
n’existe pas encore de versions GTA, et donc de modèles aux gènes de sportive.
Alors le plaisir de conduire et la sportivité sont ils préservés, ou ce V6
n’est il présent que pour faire le beau ?
Une 156 GTA, c’est du sport. Suspensions fermes, direction
très précise, l’auto colle à la route, elle se conduit et se place à la
perfection, là ou le regard porte. Facile à prendre en main, elle met
rapidement en confiance, et n’est jamais traître. La GT, c’est le nouveau coupé de
la marque, racé à l’avant, massif à l’arrière, son design séduira sous certains
angles. A l’intérieur, ça sent bon le sport et l’Italie. Les sièges en cuir
rouge adoptent un design sportif/ rétro englobant, de très belle facture,. Les comodos
sont en alu, les compteurs ronds et creusés, et les inscriptions sont écrites
en italien. Acqua, olio, benzina, ah les italiennes ! Planche de bord
moussée, matériaux correctement ajustés, la marque a fait un grand pas coté
finition, et même si elle n’égale pas les allemands par certains points
« toc », elle offre de la gaîté et du baume au cœur. On à envie de
prendre la route.
Direction les petites routes de province. Le moteur se fait
silencieux en conduite souple. Grave, il gagne à être poussé dans les tours.
Une fois la route dégagée, il s’exprime pleinement. Les montées en régime
deviennent de plus en plus sonores et montent dans les aigus. Ceux qui seront
séduit comme nous regretterons qu’il ne soit pas assez présent dans
l’habitacle, mais on peut rouler vitres ouvertes !
Tenue de route. Et là, déception. L’auto est lourde, trop,
les suspensions manquent de fermeté, du coup, l’auto balance et survire
facilement. Et c’est bien là la différence avec une GTA. Car même si la GT ne fait pas défaut en
conduite normale, si vous voulez vous amuser avec, passez votre chemin. Ici,
c’est aseptisé, et axé sur le confort. Du coup, la sportivité disparaît. Sur
nationales et 4 voies, elle demeure sympa, mais dès qu’on veut s’amuser sur
routes sinueuses, elle ne suit pas. Dommage. Il faudra attendre une version
GTA, allégée, avec des suspensions plus dures et une direction plus précise, en
espérant qu’Alfa souhaite bien continuer la lignée des GTA, ce qui n’est pas
prévu pour le moment, snif.
Conclusion. La
GT en V6, c’est l’habit et le cœur à l’italienne, mais passé
au Fast Food sur sa route de production. Du coup, elle restera parfaite tant
que vous ne la titillerez pas. Trop de légèreté dans la direction et de
lourdeur dans la caisse, font que le sigle V6 n’est plus gage de sportivité, et
que pour cela seules les trois lettres GTA seront gage de sportivité, à la
manière d’un label rouge.
On a aimé
- V6 Alfa
- Ligne
- habitacle
On a moins aimé
-Poids
- tenue de route
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