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Essai du Prototype Shell Eco Marathon 2008
Au gré du circuit
Écrit par Morgan Mathurin   
02-06-2008
Essai du prototype Shell Eco Marathon 2008

L'expression "être sur le dos" résumerait parfaitement notre essai. Non nous ne nous sommes pas renversés, il aurait d'ailleurs été difficile avec un tel engin ! Mais à dix centimètres du sol et en ballerine s'il vous plaît, nous nous sommes pliés en 4 pour vous rapporter un essai inédit du prototype Shell Eco Marathon !

Allongés sur l'herbe, les 4 prototypes nous attendaient. On se regardait tous en se disant que jamais on ne pourrait rentrer dedans ! Le staff nous affirmant que même une personne d'1m90 pouvait y prendre place, nous endossons combi, charlotte, casque et ballerines (pour un gain de place et de poids).
Long d'environ 2m50, l'engin est muni de 2 roues directrices à l'avant et d'une roue motrice à l'arrière. Récupérées de vélos, ce sont des 20 pouces montées en slick et gonflées à une pression variant aux alentours de 4 kilos. La coque en fibre de carbone se fixe via des velcros. A l'arrière on retrouve un moteur de débrouissailleuse ainsi qu'un ballon de chimiste servant de réservoir. La roue arrière dispose d'une roue libre permettant de rouler avec le moteur éteint.
Claustrophobe s'abstenir, l'espace étant similaire à celui d'une boîte à sardines, le casque est plaqué contre le toit, empêchant de bouger la tête...
Une fois ses fesses posées dans l'engin, on se laisse glisser pour n'avoir que la tête à la verticale, posée contre le dossier. On récupère ensuite le guidon que l'on repose sur son bas ventre. Dessus il n'y a pas 36 commandes, à savoir un frein avant, un frein arrière (V-Brake ou disque hydraulique), un accélérateur, le bouton démarreur et le coupe contact. Une fois les commandes assimilées et le harnais attaché, on nous enferme par le biais de la carrosserie. Claustrophobe s'abstenir, l'espace étant similaire à celui d'une boîte à sardines, le casque est plaqué contre le toit, empêchant de bouger la tête. Impossible donc d'utiliser les pseudos rétroviseurs, mais c'est pas grave, on prend le risque !

En piste !

Le moteur derrière la tête, allongé comme sur une luge de rue, les sensations sont garanties ! La technique pour économiser un maximum consiste à se lancer grâce au moteur et une fois l'élan pris, couper le moteur et se laisser aller grâce à la roue libre et au Cx de planche à repasser. Mais attention à ne pas trop ralentir au risque de trop forcer sur le moteur au redémarrage, il faut alors trouver un bon compromis et jouer avec le relief de la piste. La vitesse maxi ne dépasse pas 50 km/h, mais on le redit là n'est pas le but ! On prend même plaisir à rouler moteur éteint, écoutant le bruit des roulements et scrutant la meilleure trajectoire. A la fin nous sommes contents de sortir apès seulement un tour alors que la vraie course dure 6 tours de plus ! En moyenne le tour du circuit Nogaro était parcouru en 10-15 minutes.
Pour la petite anecdote, nous avons terminé 1er (sur un total de 70) de la course réservée aux journalistes. Et oui à AsphalteMag on ne rigole jamais ! Remerciements à Shell et toute son équipe pour nous avoir conviés à l'évènement.

Voir notre reportage sur le Shell Eco Marathon

Pour avoir une petite idée de cette sensation de sardine en boîte, voici une vidéo embarquée !

Credit photos : Mathurin Morgan / Lacasta Jeremie



 
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