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La Smart Fortwo fait partie de ces micros citadines évoluant
en ville comme un poisson dans l'eau. D'un gabarit réduit (2.69m de long, 1.55m
de large), au poids contenu de 750kg, elles se faufilent, zig-zaguent, passent
partout, se garent sans problèmes et deviennent ainsi le jouet idéal pour toute
zone urbaine surchargée.
De plus, cette puce des villes a un second point fort, et il se
trouve sous son capot. C'est son petit moteur, à faible cylindrée d'un litre
maximum qui procure l'agrément de la conduite urbaine à la Smart Fortwo. Il
engendre par là même une faible consommation n'excédant pas les 5 litres aux 100 km.
En découle aussi un taux de CO2 des plus faibles du marché
mondial. Ainsi, toutes ses versions bénéficient du Bonus écologique,
ce qui a accentué son succès. La Smart de nouvelle génération est vendue avec quatre motorisations essence de 61ch,
71ch, 84ch et 98ch et un diesel, de 45ch. Ce dernier est l'unique moteur de
série au monde à descendre sous les 90g d'émission de CO2, avec 88g émis par km. En ce début d'année, la version essence 1.0l 71ch se dote du système MHD,
pour Micro Hybride Drive, à savoir une coupure électronique du moteur sous les
8 km/h, par la pression du pied sur la pédale de frein, et un redémarrage automatique, dès que vous
enlevez le pied du frein. Le délai de 350 millisecondes, n'est pas perceptible
car le temps que votre pied droit passe du frein à la pédale d'accélération, il est déjà écoulé, et l'auto a redémarré.
Ce système développé par Valeo, est déjà exploité par
Citroën sur ses C2 et C3 "Stop and Start ", et BMW sur sa série 1,
arrive maintenant sur cette petite allemande. Vous allez dire, oui, mais on sait que couper un
moteur pour le redémarrer quelques secondes plus tard, est moins économique que
de le laisser tourner. En effet celà est vrai pour un temps inférieur à 15 secondes,
car au delà, autant couper le moteur. Mais ce système exploite un
alterno-démarreur, qui se charge d'entraîner le moteur avec une courroie à
l'aide de l'alimentation de la batterie spécifique. Il se charge ainsi de
redémarre le moteur sans le faire consommer contrairement à une
voiture classique. Sur la Smart,
le MHD est associé à une boîte automatique. Avec le MHD, la Smart économise près de 8%
sur sa consommation mixte, lui permettant d'offrir une moyenne de 4.3l aux
100km. Ce système fait aussi chuter les émissions de CO2 de la Smart de 10%, avec 103g par km. Ce système est donc totalement indépendant du conducteur, n'entraine aucune contrainte ni de changement d'habitude de conduite. Il peut cependant être déconnecté via un bouton placé devant
le levier de boîte de vitesses. Son coût supplémentaire est de 200€.
La ville pour terrain de jeu
Quoi de mieux que la plus grande ville de France pour tester
cette MHD. Direction Paris, ses grands boulevards, ses petites rues, ses
carrefours, son périphérique, et ses bouchons. Terrain de jeu idéal pour tester cette micro-car encore plus économique. Notre périple commence à Orly, pour tester l'auto sur 4
voies puis sur le périphérique. Limités à 110km/h nous évoluons dans un trafic
déjà bien chargé. L'auto est à l'aise, le gabarit est entièrement maîtrisé, ce
qui facilite la vision et la sécurité lors des dépassements. Paris approche et
nous prenons la direction de Montmartre et l'étroitesse de ses rues. La Smart y évolue sans
encombres, passant là où seuls piétons et vélos sont à l'aise.
Son capot quasiment invisible permet de s'approcher au
maximum des obstacles et d'éviter de rayer la carrosserie. Sa direction précise la rend agile et lui permet de tourner quasiment sur elle même. Après une pause en dominant la capitale, la Smart redescend dans son
aire de jeux direction les points verts de Paris, avec pour première étape le
canal Saint Martin.
Stop, cédez le passage, feu rouge, carrefour, rond points,
passage piétons, embouteillages, fort ralentissement, nous avons eu droit à tout,
pour tester l'efficacité de ce système. Et ce qui surprend en premier est le
fait qu'à l'arrêt, c'est le moteur de nos voisins que l'on se met à entendre.
Car la Smart a
coupé le moteur automatiquement, elle n'émet donc plus de bruit, et celui de
vos voisins devient dès lors perceptible. Vous relâchez le frein, vous
accélérez, et là, magie, l'auto a déjà redémarré et vous repartez comme si de
rien n'était. Avec une utilisation exclusivement urbaine saturée les gains
de consommation peuvent ainsi grimper jusqu'à 15%. Le long du canal, le beau temps est au rendez-vous, et nous
décapotons notre modèle pour en profiter. La sensation de confinement de la Smart est alors oublié.
Quelques photos plus tard, nous prenons la direction du
village "vert" et de ses maisons uniques dans le quartier du parc Montsouris. La nature en pleine capitale pour notre Smart tachetée de
noir, façon vache des prés. La route est pavée, et ses suspensions fermes le font
ressentir, ce qui devient vite désagréable. La Smart
n'apprécie pas les routes accidentées ou pavées, et préférera l'asphalte des
boulevards. L'intérieur offre de la couleur et des éléments au design de
jouets. Le compteur prend la forme d'un demi ballon, très lisible, dans le prolongement
du volant. Sur la planche de bord deux autre petits compteurs en forme de
boule : l'une indique le régime moteur, et l'autre donne l'heure. Les buses de ventilation adoptent la forme de tubes, et sont
métallisées. Notre modèle était équipé de tissu sur la planche de bord,
apportant à la Smart
un habitacle plus feutré et agréable à l'oeil et au toucher. La position de conduite se trouve facilement avec le siège
réglable en hauteur et profondeur. Seul bémol, les grandes personnes ne seront
pas gênées au niveau de la tête mais des jambes, car l'espace au niveau des
pédales oblige à garder les genoux pliés. Son petit coffre de 220 litres, lui permet
de charger bon nombre de courses, et avec son espace derrière les sièges, la Smart permet d'accueillir
des bagages pour deux. Soulignons sa belle modularité, avec le dossier du siège
passager pouvant se rabattre pour permettre le chargement d'objets plus longs.
Notre parcours dans Paris nous permet d’exploiter l'agrément
de conduite de cette Smart MHD, sur tous les types de revêtement. Nous prenons la direction de l'île Saint Louis, pour nous
faufiler comme une souris dans les rues étroites, de ce coin atypique du
centre, puis nous terminons notre parcours dans le quartier Saint Michel et ses
recoins.
C'était le bilan d'une journée dans les délices des bouchons
parisiens, on ne peut plus idéale pour tester un système qui doit se
généraliser chez les constructeurs, afin de préserver un peu mieux la nature.
On connaissait déjà les vertus de la
Smart en zones urbaines, on sait désormais qu’elles peuvent
êtres accrues via le MHD.
On imagine déjà le calme absolu à un feu rouge, où tous les
moteurs se seront coupés, pour laisser aux oiseaux le plaisir de chanter.
Et comme le disait Audiard, "Conduire dans Paris, c'est
une question de vocabulaire".
+
-Gabarit
-Consommations
-Emissions de CO2 record
-Citadine idéale
- MHD
-
-Petit coffre
-Boîte auto un peu lente
-Suspensions sèches
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