| Essai nouvelle Mazda 6 berline |
| Tel un poisson dans l'eau |
| Écrit par Jeremie Lacasta | |
| 15-04-2008 | |
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Comme dessinée par la houle, sculptée par les Alizés, la nouvelle Mazda 6 hérite de la ligne très fluide des derniers concept-cars de la marque. Marquée par des formes rondes et ovales, fines et étirées qui lui permettent de se différencier des autres berlines du segment, elle affirme encore plus le design des nouvelles Mazda désormais charmantes et enviables. Chaque nouvelle Mazda est dessinée par un nouveau designer, mais la charte stylistique reste la même, lui donnant son identité graphique. D’une force 11 sur l'échelle de Beaufort, la Mazda 6 chamboule tout sur son passage et arrive comme une lame déferlante dans le segment des berlines pour y faire des ravages. La nouvelle Mazda 6 surfe sur la crête de la vague du design pour séduire, et c’est réussi.On retrouve ainsi dans cette berline des formes de RX8 sous certains angles, avec ses ailes marquées. Ses lignes douces, on les retrouve dans le monde de la mer, où lignes droites et angles n'existent pas. Telle une raie Manta évoluant dans l'océan, la Mazda 6 est comme un gros poisson dans les abysses. Ses interstices entre les panneaux de carrosserie réduits au minimum offrent un design continu, sans aspérités, glassy sous le vent off shore. Comme une belle vague un jour de sweel, la Mazda 6 attire les regards sur la route. Cette berline n’a pas de Nose guard de protection, la carrosserie en est plus belle mais attention donc aux petites éraflures, qui ne pardonnent pas. Nous avons jeté l'ancre à Marseille, sur les bords ensoleillés de la Méditerranée. Entre voiliers et chalutiers, la Mazda 6 pose sur le vieux port, laissant admirer sa proue et ses écailles bleutées, aux multiples reflets. Sur les flotsLors de nos 270 milles marins (500 km) parcourus, nous avons pu l’apprécier sur tous types de routes. Accidentées, lisses, rapides, sinueuses, elle n’a jamais été prise en défaut. Hormis un léger flou dans la direction en conduite sportive, elle est très agréable sur la route. A bord le conducteur se positionne idéalement avec le siège et le volant réglables. Ce qui ne se voit pas, c’est par exemple le travail des ingénieurs concernant l’inclinaison du volant plus verticale. Assez fin, sa maniabilité se rapproche de celui d’une MX5. C’est aussi la position du levier de vitesse, placé plus haut, qui facilite son maniement. Ces petits plus ne se voient pas mais contribuent à faire apprécier pleinement la conduite à bord de la berline. Son volant inaugure aussi un système de commandes multifonctions, branché sur l’ordinateur de bord. Il permet d'aller de gauche à droite de l'écran, pour accéder à différents menus à sélectionner, pour régler par exemple la sono Bose, la climatisation, ou encore les différentes sources audio. Si au début l'exercice n'est pas des plus aisé, vous l'adopterez à force d'utilisation, même si son ergonomie peut encore progresser.
La Mazda 6 colle à la route comme les pieds sur une planche de surf bien waxée. Le confort routier est très poussé, tout comme l'insonorisation (CX de 0.27). En
conduite plus sportive, les transferts de masses sont très contenus, et l’auto
ne ballote pas. Les sièges maintiennent bien conducteur et passagers.
Le moteur diesel 2.0l de 140 ch avec filtre à particules offre
330 Nm de couple disponible dès 2000 tr/mn. Il passe les 100 km/h en 10.5 secondes.
Le turbo est très efficace, et fait ressentir sa poussée lorsqu’il s’enclenche.
On est rapidement à des vitesses élevées, et sur l'autoroute, à plus de 71 noeuds (130 km/h), la berline est très confortable, le moteur silencieux, et les
bruits d'air sont totalement maîtrisés. Les longs trajets se font sans fatiguer ses
occupants. A l’arrière la banquette est confortable pour trois enfants ou deux
adultes, mais attention à sa garde au toit qui n'est pas extravagante. Les consommations sont contenues, avec un cycle mixte enregistré de La salle des commandesPlus longue avec 15,52 pieds (4,73 m), plus large avec 1,79 m, et plus haut avec 1,40 m, elle propose un espace à vivre généreux et confortable. Mais la prouesse vient du fait qu’elle gagne en légèreté et en aérodynamisme, en puissance et tenue de route, face à sa devancière. En dépit de ses dimensions et d’un équipement supérieurs, la nouvelle Mazda 6 a perdu 35 kg pour peser 1425 kg. A bord, les matériaux sont bien traités, et la sellerie est noble. Les éclairages de l'instrumentation et du tableau de bord nous ont séduits, comme souvent chez Mazda. Ainsi un éclairage bleu indirect accentue l’ambiance douce et suave à bord, et les aiguilles des compteurs transparentes sur chiffres rouges sont du plus bel effet. La seule restriction vient de certains plastiques de la console centrale et des portières, au son creux et à l' aspect assez bas de gamme.
Au niveau de la sécurité, elle se dote d’un pédalier
escamotable en cas d’accident, de six airbags, frontaux, latéraux, et rideaux,
de phares xénon adaptatifs, d’un système de surveillance de la pression des
pneus, et d’une mousse spéciale dans le bouclier afin de diminuer le risque de
blessures aux jambes des piétons. Le design de l'auto La position de conduite Le couple du moteur diesel Le confort sur autoroute L'instrumentation bleutée la nuit
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Droits photos: Morgan Mathurin / Jérémie Lacasta |
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