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Miata : fausses jumelles
Comparo Mazda Mx-5 Roadster vs CC
Écrit par Morgan Mathurin   
25-09-2007
Mazda Mx-5 MiataSurfant sur la vague des CC, Mazda réédite son best-seller en toit rigide. L'idée nous est alors venue, de comparer l'historique capote souple, à la technologie du CC. Mais avant, voici une présentation du roadster le plus vendu au Monde.

Choux pour les filles et marrante pour les mecs, la 3e génération de la MX-5 plaît. La petite nippone est un concentré de plaisir. Tout d'abord son poids plume de 1155 kg lui donne une vivacité indéniable.
Pour l'essai nous avions à notre disposition, la version 1.8l essence de 126 ch. et le 2.0l de 160 ch. Tout commence avec le modèle le moins puissant. La première impression après une centaine de mètres, est une sonorité sportive, mais un peu trop bruyante. Ensuite, la garde au toit n'est pas super. Pour avoir une idée, une personne d'1m80 a les cheveux qui frôlent la toile. Les réglages au siège sont minimes : seules la profondeur et l'inclinaison sont modifiables.

Des virages en glisse constante comme dans le dernier Fast and Furious !

Après quelques kilomètres et une averse rendant la route brillante, les lignes droites ouvertes s'offrent à nous. En écrasant la pédale, elle accélère mais rien de surprenant. Les reprises se font douce, bref ça roule. La tenue de route est sécurisante, et il sera nécessaire d'user de l'embrayage pour la faire patiner. Nous décidons de faire une pause sur un parking (vide), l'occasion de tester l'auto dans ses derniers retranchements. En balançant la voiture et en cirant l'embrayage, Allelulia !!! L'arrière part tout en restant contrôlable, résultat : des virages en glisse constante comme dans le dernier Fast and Furious !

Mazda Mx-5 Miata actionTrêve de plaisanterie, changeons de motorisation en passant au 2.0l. Lors des premiers mètres on sent que le moteur prend plus rapidement des tours. Normal, celui-ci développe presque 40 ch. de plus. Et ça se sent !!! Sur le parcours, une portion d'autoroute, je passe les premiers rapports pour m'engager, c'est là que je me rends compte que je suis déjà à 150 km/h déposant tous les autres automobilistes. La différence entre les 2 motorisations est flagrante. Plus besoin d'user de l'embrayage pour « burner », il faut juste accélérer. Les reprises sont plus sèches et à mon avis peu agréable pour le passager qui avec sa tête faisait des allers et venu.


Au retour, nous repassons devant ce même parking. Après avoir déconnecté le DSC,  la voiture s'engage dans le virage. Je braque en accélérant et puis Vlan ! L'arrière de la Miata (nom aux Etats-Unis) décroche et part brusquement, je contrebraque mais impossible de rattraper. Après plusieurs essais et en changeant complètement de façon de conduire, on commence à reproduire ce qu'on faisait avec le « petit » moteur. Le 2.0l est beaucoup moins docile, et il sera nécessaire de doser l'accélération, contrairement au 1.8L où il fallait jouer avec l'embrayage.
Rassurez-vous, lorsque le DSC est enclenché, il n'y a aucun risque de déraper.
La journée est finie et nous rentrons au bercail. En garant la voiture en marche arrière, je donne un coup de klaxon accidentellement. Le bouton situé au milieu du volant est tellement sensible qu'en manoeuvrant, mon bras a touché et actionné l'avertisseur sonore. Attention alors de ne pas réveiller vos voisins en vous garant à 2 heures du matin.

Sortez couvert

Au programme du deuxième jour, la comparaison entre la toile classique et le toit rigide.
Nous sommes en hiver, et à vrai dire j'avais déjà des frissons en pensant au décapotage. Nous pensions être congelé mais finalement, Mazda fait de très bon chauffage, vous permettant de décapoter et profiter du beau temps quelque soit le mercure.

Mazda Mx-5 Miata intérieurNiveau insonorisation, nous pensions tous que le coupé l'emporterait, mais finalement, ce n'est pas flagrant. C'est sûr, cela ne vaut pas une carrosserie, mais ce n'est pas si bruyant que ça. En plus l'impeccable système audio BOSE permet de couvrir les bruits extérieurs.

Passons au plus intéressant, le décapotage. Pour ouvrir le CC, une simple pression permet d'enlever le toit en seulement 12 secondes !!! La toile quant à elle vous demandera un peu de souplesse et d'entraînement pour la ôter tout en restant assis. Un geste énergique la clipsera. Avec de l'entraînement, vous décapoterez d'un seul geste.
Pour les performances, elles sont quasi identiques puisque le coupé cabriolet ne prend que 37 kilos supplémentaires.

Regardons maintenant dans l'espace coffre. Mazda a fait en sorte que le CC ne prenne pas plus de place que la toile. L'espace coffre est donc identique (150l). Vous aurez la place pour y loger 2 bonnes valises.

A voir cette comparaison, il n'y a aucune hésitation, je prendrais le toit rigide, seulement je ne vous ai pas tout dit? Le CC ne se décapote qu'à l'arrêt, il faudra donc vous arrêtez et entamer le processus. A contrario la toile donne plus de style à la voiture mais est plus vulnérable au vandalisme qui de nos jours est malheureusement de plus en plus fréquent.

Mazda devrait donc prolonger sa success story et passer le million de MX-5 avec le CC. A noter que la version capote souple est toujours au catalogue.

Parlons argent maintenant. Les modèles essayés (toutes options) affichent un prix de 27.900 € pour le cabriolet et 29.600 € pour le roadster coupé. A savoir que la gamme débute à 21 300 €.

On a aimé :
Gueule sympa
2.0L puissant
Sièges bien enveloppants
DSC déconnectable
Système audio BOSE
Prix abordable



On a moins aimé :
Mal au c** sur long trajet
Buée dans les optiques
Rangements mesquins
Pas mal de plastique dur
Peu de réglages sièges


 
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