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"Fais un voeu": revivre l'instant passé, les courbes, les tunnels, le pied au plancher, le freinage, le rétrogradage, le tout au volant d'un Mercedes SL. Vous pensez à la nouvelle Pub pour le cabriolet étoilé ? Nous on repense à notre journée d'essai à son bord, et au plaisir ressenti. Hélas, ce n'était qu'un leurre. Car depuis ce jour, on a beau faire des voeux, cette journée ne s'est jamais rembobinée...
Et oui, un voeu ne s'exauce pas en claquant des doigts, et même si
on aimerait revivre cette journée indéfiniment, il faut bien se
résoudre à la réalité, et passer ses nuitées à en rêver.
Au sein de la nouvelle gamme SL, pas moins de 6 modèles sont proposés,
dont l'élite se compose des versions AMG, 63 et 65, aux puissances de
supercar. L'offre débute par deux 6 cylindres, avec le 280 et le 350, suivis par un V8, le 500, avant d'attaquer les V12 avec le 600. Avec déjà 315 ch, soit un gain de 45 ch face au SL de 2001, la version
350 offre une très belle puissance pour revendiquer sa sportivité. Nous
l'avons donc pris en mains pour le vérifier. Et quoi de mieux que les routes de l'arrière pays varois, sinueuses à souhait pour s'en faire une idée concrète.
Première étape: décapotage, à distance s'il vous plait, à l'aide de la clé; une possibilité commune à de nombreux toits CC. La cinématique est parfaitement exécutée, et le coupé passe dès lors en cabriolet. Le toit en dur est apparu sur la génération R230 en 2001. Ensuite on range la clé dans la poche car l'auto propose un démarrage sans clé en appuyant sur le bouton "fire" de l'avion de chasse, placé sur le levier de vitesses.
Le cabriolet s'ébroue dans un doux feulement. Réglage du siège électriquement, manuellement pour le volant, et même réglage de l'appui tête (inutilement) électrique. Ce dernier inaugure l'Airscarf, un chauffage intégré, envoyant de l'air chaud au niveau du cou, et offrant une écharpe pour rouler découvert l'hiver.
Coude à la portière, c'est parti !
Le soleil brille, nous chauffe la peau, nous sommes dans le Sud-est, et la route s'offre à nous.
Premiers coups de gaz, le V6 chante, s'offrant une belle plage de vocalises, mais manque d'un ronron rauque et agressif, commun au V8 du SL 500.
En jouant des palettes on se sent un peu comme Hamilton toutes proportions gardées !
Tenue de route
Premiers virages, on découvre le tenue de route, on chauffe les pneus, on accélère, on passe plus vite les courbes, les épingles, une droite, une gauche, la direction est très précise, l'auto colle au sol, très saine. On accélère le rythme, l'ESP entre en action, régule. On le déconnecte. Malgré 315 ch le postérieur de l'auto ne cherche pas à passer devant ou balayer la route. Le poids l'en empêchant. Mais cette auto n'est pas faite pour cela, du moins dans cette motorisation. Ainsi les plus belles épingles se négocieront sans craindre de voir le décor de plus près, un atout sécuritaire non négligeable. Pour le reste, le poids ne s'est jamais fait ressentir, et on a même du mal à s'imaginer que l'auto pèse 1825 kg, soit presque 2 tonnes conducteur et passager compris. En effet, les 100 km/h sont franchis en 6,2 secondes, et le compteur s'envole très rapidement.
Premières constatations face aux cylindrées supérieures, le 350 peut être mis entre de nombreuses mains sans se faire de frayeurs. Sa forte puissance lui offre la sportivité et le plaisir de conduire sans arrières pensées. Plus doux qu'un V8, ce V6 est une alternative des plus accessible.
Passons à la boîte automatique 7G-Tronic, équipée du double débrayage lors des rétrogradages. Adaptée à la sportivité, elle sait descendre de plusieurs rapports pour offrir la meilleure accélération, selon la force d'appui du pied sur la pédale. Les rétrogradages se font avec un petit coup de gaz sportif, très agréable à l'oreille. Les palettes au volant rappellent le monde de la F1 et sont très sympathiques à utiliser. Le mode manuel est un gros plus pour les adeptes de la conduite sportive. Laissant le rapport enclenché jusqu'au rupteur, vous pourrez conserver la seconde, par exemple, en l'attente de doubler, l'auto ne passera pas le rapport tout seul, ce qui serait déconcertant. Ici on reste maître du mode manuel et en jouant des palettes on se sent un peu comme Hamilton toutes proportions gardées !
Le SL inaugure une nouvelle direction paramétrique, offrant une démultiplication pour plus de confort et de souplesse en ville et une meilleure tenue de cap sur autoroute.
Le SL, une lignée depuis le W198 de 1954
Ce nouveau modèle abandonne les lignes rondes et douces de l'ancien modèle, tout comme ses phares « cacahuète » typique des Mercedes. Le design est plus agressif, plus marqué, dégageant une nouvelle vision, plus sportive que luxueuse, à l'inverse de son prédécesseur. La grande grille de calandre en nid d'abeille se dote d'une large baguette chromée, prônant fièrement le gros logo Mercedes en son centre. Le capot offre une double nervure, hommage aux anciens SL. Le bouclier adopte une large prise d'air centrale souriante et de gros feux anti brouillard. Les phares adoptent une base angulaire et remontent sur le capot en arrondi, à l'image du CLS. Ils offrent de série le Bi-xénon. De côté, les ouies latérales sont aussi un clin d'oeil aux modèles historiques, et ne sont pas sans rappeler la supercar SLR. Les jantes de série sont en 17". A l'arrière, les échappements adoptent un design trapézoïdal, englobés dans le pare chocs au look de diffuseur. Les feux rappellent l'ancienne version, mais deviennent plus transparents.
L'habitacle offre toujours autant de confort et de douceur, avec ses matériaux nobles comme le cuir sur les sièges, le volant, et la planche de bord, avec surpiqûres. Notre modèle se dotait d'une nouvelle décoration, l'aluminium prisme, très agréable à l'oeil, une alliance entre sportivité et classe. On retiendra également le nouveau volant sport à trois branches et les nombreux rangements. Le combiné d'instrumentation redessiné est très réussi, avec des touches simples d'utilisation, et sans plastiques bas de gamme, proposant les aiguilles de compteur suspendues, faisant un allez retour lors de la mise en contact . L'interface du GPS manque quant à elle de modernisme. L'écran 6,5" permet de gérer l'ensemble audio, DVD, MP3 et de lire le contenu de cartes SD et de la prise AUX. Le Bluetooth et les commandes vocales Linguatronic font leur apparition. Le SL se dote ainsi des dernières technologies High Tech du marché.
Coté sécurité, Mercedes en tant que pionnier dans de nombreux domaines offre à son SL un équipement complet. ABS couplé au BAS, ESP, airbags frontaux, tête, thorax, arceau de sécurité en cas de retournement, feux stop adaptatifs, indicateur de perte de pression des pneus, freinage électrohydraulique, sans parler des nombreuses options supplémentaires.
Conclusion
Le V6 du modèle 350 offre désormais une puissance de voiture sportive, et constitue un très bon modèle d'entrée de gamme pour offrir des sensations, contrairement à la version 280, plus élaborée pour "cruiser". Face à un V8, elle ne rivalisera pas, mais l'auto procure un plaisir de conduite élevé, à sa façon, en apportant une légèreté de conduite.
+
Mode manuel de la boite auto
Design plus agressif
Confort
Finition
-
Décapotage à l'arrêt uniquement
Manque de graves dans les vocalises
Prix haut de gamme
Pour le plaisir auditif, voici le SL 63 AMG
Pour les sensations, voici le 0 à100 km/h avec le Mercedes SL 350
Crédit photos : Lacasta Jérémie
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